Renouvellement de la ligne ferroviaire Auray-Quiberon

Le "Tire-bouchon" est un véritable emblème de la presqu’île de Quiberon. Preuve de l’engouement des voyageurs : en 2025, pour son 40e anniversaire, ils étaient près de 173 000 voyageurs à être montés à bord ! Grâce à la mobilisation de l’État, de la Région Bretagne, du Département du Morbihan, d’Auray Quiberon Terre Atlantique et de SNCF Réseau, la ligne fait l’objet d’une régénération de l’ensemble des composants de la voie ferrée, et ce, afin de la pérenniser et que le "Tire-bouchon" puisse continuer de circuler pendant l’été. Le chantier débute dans une semaine, le lundi 14 septembre, à l’issue de son service saisonnier et s’achèvera avant la réouverture estivale 2027.

Mobilisation collective pour pérenniser la ligne

Inscrit au Contrat Plan État-Région 2023-2027, le projet de remise en état de la ligne Auray-Quiberon représente un investissement de 54,5 millions d’euros, financés par l’État (26,5%), la Région Bretagne (40%), le Département du Morbihan (5,5%), Auray Quiberon Terre Atlantique (20,5%) et SNCF Réseau (7,5%).
Le chantier a pour objectif de fiabiliser cette ligne emblématique par le renouvellement de l’ensemble des composants de la voie ferrée, maillon essentiel de la desserte estivale de la presqu’île de Quiberon.

Le tire-bouchon

Des travaux de mise en accessibilité PMR (personnes à mobilité réduite) des gares et haltes de la ligne seront également réalisés à cette occasion :

  • Rehaussements et modifications de longueurs des quais,
  • Réfection des revêtements, de l’éclairage et des réseaux.

En complément, la gare de Quiberon sera également mise en accessibilité PMR, déplacée vers le Nord et réaménagée.

Le planning des travaux

Programmés de façon à ne pas impacter la circulation du fameux "Tire-bouchon" l’été.

INFOGRAPHIE | Planning des travaux ligne Auray-Quiberon
Planning des travaux ligne Auray-Quiberon - voir la transcription ci-dessous

Planning des travaux ligne Auray-Quiberon

Novembre 2025 : étape 1 : Acheminement des longs rails soudés depuis l’atelier de Saulon-la-Chapeller Février à mai 2026 : étape 2 : Phase préparatoire. Travaux au niveau des ouvrages d’art puis aménagement de la base arrière des travaux principaux. Mi-juin à mi-septembre 2026 : Circulation du tire-bouchon Mi-septembre 2026 à mai 2027 : étape 3 : Travaux principaux : renouvellement de l’ensemble des composants de la voie ferrée. Mi-juin à mi-septembre 2027 : Circulation du tire-bouchon Janvier à mars 2028 : étape 4 : Phase de finitions : travaux de signalisation ferroviaire

La voie actuelle sera déposée à l’automne, à l’aide de pelles rail-route. Les anciens composants de la voie (ballast et terres excavées notamment) seront récupérés par une entreprise spécialisée.

Début 2027, l’ensemble des constituants de la voie (rails, traverses, ballast) sera renouvelé. Pour ce faire, des rails de réemploi (anciens rails récupérés sur d’autres chantiers) auront été acheminés, dès fin 2026, par voie ferrée depuis l’atelier SNCF Réseau de Saulon-la-Chapelle en Bourgogne-Franche-Comté.

Les travaux sur les passages à niveau, les haltes et les gares seront réalisés en parallèle.

Chiffres clés

27 km de voie à remplacer

63 000 tonnes de ballast à renouveler

54.5 M€ invertis

+ de 150 personnes mobilisées

Un chantier responsable

Cette ligne s’inscrit dans un environnement naturel et paysager exceptionnel et traverse ainsi de nombreux sites bénéficiant de dispositifs de protection. Afin de préserver ces milieux sensibles, des inventaires de la faune, de la flore et des zones humides ont été réalisés et le principe visant à « éviter, réduire, compenser » les impacts des travaux sur l’environnement a été mis en oeuvre. En adoptant des méthodologies de travaux respectueuses de l’environnement, le projet contribue à la préservation des écosystèmes fragiles tout en favorisant le report modal de la voiture vers le train et par voie de conséquence les émissions de GES. Une diminution globale des émissions de GES de 6,1 tonnes équivalent CO2 est estimée pour les mois de juillet et août grâce à l’offre ferroviaire sur la ligne Auray Quiberon.

D’un point de vue global, l’empreinte carbone du projet devrait être réduite 10 000 tonnes équivalent CO2 par rapport à un projet qui n’aurait pas été éco-conçu. Le choix d’utiliser des rails de réemploi génère à lui seul un gain carbone de près de 7 900 de tonnes CO2. L’objectif ? Améliorer le bilan carbone de l’opération tout en réduisant le coût d’ouvrage.

Pour en savoir plus

Site SNCF Réseau

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