Éolien en mer
L’éolien en mer, de quoi parle-t-on ?
En signant l’Accord de Paris en 2015, l’Union européenne (UE) et la France se sont engagées avec la plupart des États du monde à limiter le réchauffement climatique à 2 °C d’ici 2100 par rapport à l’ère préindustrielle, et si possible à 1,5 °C. Dans ce cadre et en complément des leviers de sobriété et d’efficacité énergétique, des objectifs de production d’électricité renouvelable et de capacité installée d’éolien en mer ont été fixés au niveau de l’UE.
Les projets attribués ou en cours de développement sont identifiés dans la cartographie des zones prioritaires à l’éolien en mer, à 10 ans et à 2050, annexée à la Stratégie de façade maritime NAMO adoptée par les préfets coordonnateurs de la façade, le 25 novembre 2025.
Deux projets sont en cours de développement en Bretagne Sud : un premier parc éolien flottant de 250 MW attribués au consortium Pennavel en 2023 et un second parc de 500 MW dont la procédure de mise en concurrence est en cours. Leur mise en service prévisionnelle est programmée pour 2032-2034.
Par ailleurs, la décision interministérielle du 17 octobre 2024 prévoit pour la façade maritime Nord Atlantique - Manche Ouest (NAMO) qu’une procédure de mise en concurrence soit lancée :
- dans un premier temps sur la zone Bretagne Nord-Ouest (BNO) pour un parc flottant d’environ 2 GW maximum dont la mise en service est prévue à 10 ans ;
- dans un second temps sur la zone Bretagne Nord-Est (BNE) pour un parc d’environ 2 GW maximum, dont la mise en service est prévue à l’horizon 2040. Il est situé totalement ou pour partie sur la façade NAMO et, pour la partie restante, le cas échéant, sur la façade Manche Est - mer du Nord sans que cette dernière ne puisse dépasser 1 GW et dans le respect des objectifs assignés à chaque façade.
Enfin, une zone dénommée Bretagne Grand Large (BGL) est identifiée comme prioritaire pour le développement d’éolien en mer à l’horizon 2050. Cette zone pourra être précisée et revue ultérieurement.
Quels sont les principaux enjeux ?
La France dépend aujourd’hui à 60% des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) et bien que l’électricité produite en France soit très peu émettrice de gaz à effet de serre, cette production ne représente que 27% de l’énergie aujourd’hui consommée par les Français.
L’augmentation de la consommation d’électricité suit la dynamique de l’électrification des usages : d’ici 2050, la consommation d’électricité devrait augmenter de 35% à 50% par rapport à aujourd’hui.
Le déploiement de nouvelles capacités de production d’énergie se fait selon les objectifs fixés par la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), adoptée par décret le 13 février 2026. Révisée tous les cinq ans, elle détermine la trajectoire du mix énergétique national pour les dix prochaines années : 15 GW d’éolien en mer à 2035 et 18 GW à 2037.
Votre rôle en tant qu’élu
Les élus sont associés à toutes les étapes du projet : débat public, concertation continue, concertation Fontaine, enquête publique, instance de concertation et de suivi du projet.
Le rôle de la DREAL
L’État fournit des éléments nécessaires au débat public, réalise l’ensemble des études préalables (techniques et environnementales) et conduit la procédure de mise en concurrence.
Exemple de réussite locale
Le parc éolien en mer de Saint-Brieuc, attribué à Iberdrola en avril 2012, a été mis en service en mai 2024. Il produit en énergie équivalente à la consommation de 835 000 habitants.
Ressources
Rubrique dédiée aux énergies marines sur le site internet de la DREAL
Pour aller plus loin
Le site https://www.eoliennesenmer.fr/ centralise les informations relatives à chaque projet éolien en mer en France.
Contacts
- DREAL Bretagne, Mission Énergies Marines Renouvelables (MEMR) : memr.dreal-bretagne@developpement-durable.gouv.fr
Désignés par la Commission Nationale du Débat Public :
- Garants de la concertation continue Bretagne Sud : eolbretsud@garant-cndp.fr
- Garants de la concertation continue Bretagne Nord-Ouest : marc.difelice@garant-cndp.fr