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Nature, paysages, eau et biodiversité

Le plan de gestion des poissons migrateurs des cours d’eau bretons (PLAGEPOMI 2018-2023) est adopté

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publié le 16 août 2018

Le PLAGEPOMI 2018-2023 a été validé par le COGEPOMI lors de sa session du 16 février 2018. Ses annexes ont été validées par le COGEPOMI du 15 juin 2018. La consultation du public sur le projet de PLAGEPOMI s’est déroulée du 15 mars au 10 avril 2018.

Le Préfet de la Région Bretagne a adopté le plan de gestion des poissons migrateurs des cours d’eau bretons (PLAGEPOMI) (format pdf - 8.4 Mo - 14/08/2018) pour la période 2018-2023, par arrêté du 14 août 2018 (format pdf - 776.1 ko - 14/08/2018) .

Le code de l’environnement (article R. 436-45) prévoit qu’un plan de gestion des poissons migrateurs (PLAGEPOMI) soit établi par bassin, cours d’eau ou groupes de cours d’eau et détermine :

  • Les mesures utiles à la reproduction, au développement, à la conservation et à la circulation de ces poissons ;
  • Les modalités d’estimation des stocks et d’estimation de la quantité qui peut être pêchée chaque année ;
  • Les plans d’alevinage et les programmes de soutien des effectifs ;
  • Les conditions dans lesquelles sont fixées les périodes d’ouverture de la pêche ;
  • Les modalités de la limitation éventuelle des pêches, qui peuvent être adaptées en fonction des caractéristiques propres à la pêche professionnelle et à la pêche de loisir ;
  • Les conditions dans lesquelles sont délivrés et tenus les carnets de pêche.

Ces PLAGEPOMI sont élaborés par des comités de gestion des poissons migrateurs (COGEPOMI). Le COGEPOMI est l’instance de concertation réunissant l’ensemble des acteurs impliqués dans la gestion des poissons migrateurs amphihalins : représentants de l’administration et des établissements publics, des différentes catégories de pêcheurs, des collectivités locales, des associations, des producteurs d’hydroélectricité….

En France, il existe 9 COGEPOMI dont le COGEPOMI des cours d’eau bretons qui regroupe l’ensemble des cours d’eau du bassin Loire-Bretagne dont l’embouchure est située dans les départements de la Manche, d’Ille-et-Vilaine, des Côtes-d’Armor, du Finistère et du Morbihan ainsi que leurs affluents (voir carte ci-dessous).

Le dernier PLAGEPOMI des cours d’eau bretons portait sur la période 2013-2017 est consultable.

Le code de l’environnement prévoit que les PLAGEPOMI aient une durée de validité de 6 ans à l’issue de laquelle ils doivent être révisés.

Le COGEPOMI des cours d’eau bretons a donc engagé une révision de son PLAGEPOMI pour la période 2018-2023.

Le nouveau plan ainsi élaboré concerne, comme pour le plan 2013-2017, les 9 espèces de poissons migrateurs amphihalins présentes en Bretagne :

  • le Saumon atlantique (Salmo salar),
  • la Grande alose (Alosa alosa),
  • l’Alose feinte (Alosa fallax),
  • la Lamproie marine (Petromyzon marinus),
  • la Lamproie fluviatile (Lampetra fluviatilis),
  • l’Anguille (Anguilla anguilla),
  • la Truite de mer (Salmo trutta),
  • le Mulet porc (Liza ramada),
  • le Flet commun (Platichthys flesus).

L’Esturgeon d’Europe (Acipenser sturio) et l’Eperlan d’Europe (Osmerus eperlanus) ne sont pas pris en compte car ils sont considérés comme disparus du territoire du COGEPOMI des cours d’eau bretons.

Au regard de l’important travail de rédaction qui avait été fourni lors de son élaboration, le COGEPOMI des cours d’eau bretons a retenu de procéder à une révision simplifiée du PLAGEPOMI, axée sur l’actualisation du cadre des politiques publiques, la réalisation d’une synthèse du bilan du plan 2013-2017 et la mise à jour du tableau des objectifs, mesures et actions qui constitue le cœur du PLAGEPOMI. Le document 2013-2017 a vocation à rester un document de référence et une mise à jour complète de l’ensemble des informations sera réalisée lors du prochain processus de révision.

Le plan révisé comporte 117 actions contre 131 pour le 2013-2017. Ces actions se répartissent de la manière suivante :

  • 45 mesures de gestion (restauration des habitats et de la libre circulation, gestion des prélèvements ou des repeuplements, etc),
  • 57 mesures d’aides à la décision (acquisition de connaissances, suivis biologiques, suivis des pêcheries, etc),
  • 15 mesures d’accompagnement (mise en œuvre du plan, communication sur les poissons migrateurs, articulation du plan avec les autres politiques).

Selon une entrée par espèces, les actions se répartissent de la manière suivante :

  • 37 actions toutes les espèces,
  • 24 actions pour le saumon,
  • 21 actions pour l’anguille,
  • 11 actions pour les aloses,
  • 8 actions pour les lamproies
  • 15 actions pour la truite de mer, le flet et le mulet.