DREAL Bretagne

Que faire pour la qualité de l’air en tant que particulier?

publié le 9 septembre 2015

Parce-que chaque geste compte, la qualité de l’air est l’affaire de tous. En effet, les principales sources de pollution sont constituées de la somme de comportements individuels. Chacun d’entre nous, lorsqu’il se déplace en voiture, chauffe son logement ou utilise des produits émetteurs de polluants (solvants par exemple) contribue à la pollution de l’air ambiant. Heureusement, des solutions simples existent pour limiter son impact et contribuer à un air de meilleure qualité pour tous.

Les déplacements

La circulation routière est le premier secteur émetteur de dioxyde d’azote et les véhicules individuels y contribuent à peu près pour moitié (le reste étant généré essentiellement par les véhicules destinés au transport de marchandises). Dans certains territoires, c’est également le contributeur principal aux émissions de particules fines (PM10).

La marche ou la pratique du vélo sont des moyens simples pour ne pas prendre sa voiture sur des trajets courts. Plusieurs collectivités se sont engagées dans la mise en place de schémas de déplacements piétons ou cyclistes qui guident la mise en place d’aménagements adaptés à ces modes de transport (signalétiques, cheminement, voies dédiées, stationnements vélo, mise à disposition de kits …). Le prêt ou la mise à disposition de vélo, voire de vélos électriques sont également en voie de généralisation.

En recourant à un de ces modes de déplacement, non seulement vous participez à la réduction de la pollution mais vous faites aussi es économies, vous entretenez votre forme physique et vous réduisez votre exposition à la pollution ! (les premières personnes exposées à la pollution automobile sont les automobilistes eux-mêmes).

Pour les trajets de plus longue distance, l’utilisation des transports en commun est une solution économique et efficace. Les grandes agglomérations bretonnes ont fait des efforts importants pour proposer à leurs habitants des transports en communs rapides, fréquents et sûrs. Combinés avec le vélo ou la marche à pied, ils peuvent concurrencer, à un coût total bien moindre, la voiture sur des trajets de petite ou moyenne distance si l’on prend en compte l’ensemble du temps de déplacement (dont temps passé à chercher un stationnement).

Malgré tout, il est des situations où la voiture reste le seul mode de transport possible. Dans ce cas, le covoiturage peut être un moyen de réduire drastiquement vos émissions et de faire des économies. Plusieurs organismes sont soutenus par les collectivités, l’État et les employeurs pour vous aider à trouver le(s) covoitureur(s) qui vous correspondent, renseignez-vous !

Enfin, de nouvelles solutions émergent, comme, par exemple, la pratique du télétravail ou le travail déporté, permettant ainsi d’économiser un déplacement quelques jours par semaine.

À retenir
Si chaque personne qui se rend à son travail seul laissait sa voiture au garage au moins un jour, cela permettrait de réduire ce trafic de prêt de 20 % !

Le chauffage

A l’échelle de la Bretagne, les équipements de chauffage utilisant des combustibles (c’est à dire hors chauffage électrique) contribuent à la pollution à hauteur d’environ 15 % pour le dioxyde d’azote et de plus de 20 % pour les particules (dont plus du 90 % à cause du chauffage bois).

En la matière, les actions favorables à la qualité de l’air sont celles qui permettent de dépenser moins d’énergie (et donc de brûler moins ou mieux le combustible) : amélioration des performances énergétiques du bâtiment (par l’isolation ou l’installation de systèmes de régulation type thermostats programmables), équipement de combustion performant et bien entretenu et, sans quoi tous ces efforts sont inutiles, utilisation du chauffage avec modération.

Une vigilance particulière doit être portée à l’utilisation du chauffage bois. Ce combustible, vertueux du point de vue des émissions de gaz à effet de serre, est fortement émetteur de particules et d’autres substances nocives s’il n’est pas brûlé dans des équipements performants (par exemple équipements de chauffage bénéficiant du label Flamme verte 5 étoiles).

À retenir
En abaissant la température de consigne de chauffage de 1°C, j’économise environ 7 % de combustible. (source : Ademe)

Les déchets

Le brûlage des déchets est une pratique très polluante si elle n’est pas réalisée dans des installations industrielles dotées de capacités adaptées de traitement des fumées. C’est pour cela que cette pratique est interdite sur toute la Bretagne pour les particuliers.

À retenir
Contrairement à une idée reçue, on émet bien moins de particules en amenant ses déchets verts à la déchetterie. En effet, la distance maximale à une déchetterie en Bretagne est d’environ 20 km, or, selon Lig’Air, le brûlage de 50 kg de déchets verts émet autant de particules fines qu’une voiture diesel récente sur un parcours de 9 800 km !

Les solvants

On retrouve des solvants dans un grand nombre de produits de construction (peintures, mastiques, colles, plaques PVC, aggloméré, résines, …).

Peu à peu, les professionnels ont développé des solutions de substitution qui permettent d’obtenir un produit aux performances similaires, mais avec moins de solvants ! Un étiquetage a été mis en place pour vous aider à les repérer.

À retenir
Nous passons environ 70 % à 90 % de notre temps à l’intérieur d’un bâtiment. Or, à cause du confinement, l’air intérieur est cinq à dix fois plus pollué que l’air ambiant. Une bonne raison pour préférer les produits qui émettent le moins de solvants.
A consulter