Logo préfècture région

Séismes : les risques en Bretagne

publié le 26 août 2013 (modifié le 21 septembre 2020)

Le risque sismique est un risque naturel majeur, au sens où les effets d’un tel évènement peuvent mettre en jeu un grand nombre de personnes, occasionner des dommages importants et dépasser les capacités de réaction de la société.

Il faut noter toutefois que la région Bretagne est classée en zone d’aléa de niveau 2, soit en zone d’aléa faible. Ce classement arrêté par le décret n° 2010-1255 du 22 octobre 2010 portant délimitation des zones de sismicité du territoire français est venu remplacer le classement préexistant, basé sur une approche déterministe, par des zonages désormais affinés par une approche probabiliste de l’aléa.

Toutefois, de nombreux évènements sont survenus au cours des dernières décennies, nous rappelant que ce risque est certes faible, mais pas nul sur le territoire breton.

Les événements survenus en Bretagne

La base de données Sisfrance alimentée par le BRGM recense les séismes ressentis. Elle est accessible depuis le site : http://www.sisfrance.net.

Cette base fait état de 109 séismes ressentis en région Bretagne au cours de la première moitié du XXème siècle, de 59 séismes ressentis au cours de la seconde moitié de ce siècle et de 15 séismes ressentis au cours du XXIème siècle.
Parmi ces séismes ressentis, 17 d’entre eux ont présenté une intensité épicentrale supérieure à 7 (l’échelle de degré d’intensité épicentrale utilisée comprend 12 niveaux) et ont occasionné des dommages prononcés tels que des lézardes dans les murs de nombreuses habitations ou des chutes de cheminées.

Parmi ces séismes ressentis les plus « durement » en Bretagne figure le séisme du 25 janvier 1799 du marais Breton vendéen. L’épicentre de ce séisme était localisé en pays nantais et vendéen et son intensité épicentrale a été évaluée à 7,5.

Une monographie relatant les faits de cet évènement historique majeur a été réalisée par le BRGM et éditée par le ministère de la Transition écologique et solidaire. Elle est disponible ici (format pdf - 3 Mo - 22/08/2013) .

Quelle politique de prévention et de protection du risque sismique ?

La politique de prévention et de protection des populations et des biens vis-à-vis du risque sismique vise à réduire les conséquences d’un événement d’origine sismique, un type d’aléa qu’il n’est pas possible de contrôler et difficile à anticiper avec un délai suffisant pour mettre en oeuvre des mesures de protection concrètes.

Aussi la réglementation actuelle s’attache à éviter les effondrements de constructions pouvant occasionner des risques pour les populations directement (effondrement sur les hommes ) ou indirectement (continuité des fonctions assumées par les bâtiments dits « sensibles », c’est-à-dire les bâtiments dont le fonctionnement est primordial pour la sécurité civile, la défense et le maintien de l’ordre public).