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Nature, paysages, eau et biodiversité

Point sur la situation hydrologique en Bretagne au début du mois d’avril 2012

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publié le 15 avril 2012 (modifié le 11 juillet 2012)

Pluviométrie

Le mois de mars est encore déficitaire, de 40 % en moyenne. La sécheresse s’accentue d’autant que les températures maximales atteignent des niveaux de juin durant la dernière décade (8 à 10 °C au-dessus des normales) et que l’ensoleillement approche les records pour un mois de mars. Les pluies, en début et en milieu de mois seulement, sont bien insuffisantes. A peine 20 mm en baie de St Brieuc, le double sur le Finistère, mais c’est toujours de l’ordre de 40% des normales. Le bassin rennais qui a bénéficié de pluies plus importantes les 17 et 18 (environ 25 mm), limite le déficit à 40 %. La dernière décade est quasiment sèche.

  (nouvelle fenetre)

La zone de déficit depuis le mois de septembre 2011 (de 25 à 50 %) s‘étend encore et occupe désormais toute la Bretagne, à l’exception de la frange littorale qui affiche un déficit tout juste inférieur à 50 %.
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Le mois de mars n’apporte pas de pluies efficaces ; depuis septembre, celles-ci représentent un cumul compris entre 50 et 100 mm sur le bassin rennais et plus de 400 mm très localement sur les hauteurs du Finistère. Globalement la moitié ouest est à plus de 200 mm et la moitié est à moins de 200 mm.
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Source : Météo-France

Débits des cours d’eau

La situation déficitaire qui prévaut depuis le début de l’année s’accentue encore un peu : nulle part les hydraulicités ne dépassent 60 % de la moyenne interannuelle de mars et les ¾ des cours d’eau sont même en dessous de 40 % de cette valeur. Ce constat est assez proche de celui effectué fin février.
graphique_hydraulicite (format pdf - 6 ko - 15/06/2012)

De nombreux records de faiblesse des débits sont enregistrés, dans le Trégor et sur la façade sud de la région, et plus sporadiquement sur le bassin de l’Oust. Les valeurs sont souvent comparables à celles notées lors d’hivers très secs (1975-76, 1991-92, 1992-93), et sont voisines de valeurs moyennes du mois de mai ou juin.
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Sur une très grande partie ouest de la région, le déficit est de l’ordre des valeurs vicennales sèches, et fréquemment au-delà.
Sur le Léon et à l’est d’une ligne Redon-St Malo, le déficit est un peu moins marqué (valeurs quinquennales à décennales sèches), mais les valeurs actuelles sur ces secteurs correspondent à une légère détérioration depuis le mois précédent.
Pour quelques cours d’eau du sud du bassin de la Vilaine particulièrement sensibles au défaut de pluies, les valeurs de débit actuelles se rapprochent de façon extrêmement précoce du seuil du 1/10° du module .

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Partout les valeurs minimales des débits sont enregistrées en fin de période, témoignant d’un tarissement sensible au cours du mois de mars. Ces résultats fournissent les mêmes indications de gravité et de localisation des déficits d’écoulement que l’analyse des moyennes mensuelles.
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En l’absence de pluies importantes depuis mi-décembre, les débits des cours d’eau se sont mal reconstitués cet hiver, et ce sont donc des conditions de sécheresse sévères qui prévalent en ce début de printemps. Compte tenu du régime irrégulier des cours d’eau bretons, ce constat n’augure pas encore d’un été sec de façon certaine, mais il représente une situation préoccupante.

Source : DREAL Bretagne

Piézométrie

(extraits du bulletin établi par le BRGM)
(…) les nappes de Bretagne présentent des niveaux souvent stables (61 % des piézomètres du réseau) assez bien répartis sur la région. Cette stabilité est liée aux pluies efficaces du 22 mars qui ont entrainé une faible recharge (séquence baisse-hausse-baisse de niveau sur les 15 derniers jours du mois de mars (…)
(…)également des niveaux de nappe en baisse (39 % des piézomètres). Cette baisse, observée en raison de l’arrêt des pluies efficaces en mars, est surtout visible dans le Finistère (…)
Aucun niveau en hausse n’est recensé (la recharge est donc faible).
(…) l’état de remplissage des aquifères à fin mars (94 % des piézomètres) est inférieur à la moyenne saisonnière (…).Ces niveaux inférieurs, visibles partout en Bretagne, sont consécutifs à la faible recharge des nappes en raison de la pluviométrie déficitaire (…)
(…) Des niveaux de nappe proches de la moyenne saisonnière sont présents en Ille-et-Vilaine et dans les Côtes d’Armor (…). Ces niveaux, précaires, sont liés à une recharge un peu plus importante de ces nappes en décembre 2011.
Aucun niveau de nappe supérieur à la moyenne saisonnière n’est visible (…)
Texte complet, graphiques et carte consultables sous :
http://www.eaubretagne.fr/Media/Documentation/Bibliographies/Le-reseau-piezometrique-de-Bretagne
ou
http://cartographie.bretagne-environnement.org/index.php/cartographie (menu : eau / eaux souterraines / Réseau piézométrique)

Source : BRGM

Mesures réglementaires

Ille et Vilaine : un arrêté préfectoral de mise en vigilance a été adopté le 30 mars
Bilans nationaux de la situation hydrologique et des mesures de restriction disponibles sous
http://www.eaufrance.fr/docs/bsh/2011/07/
et
http://propluvia.developpement-durable.gouv.fr/propluvia/faces/index.jsp


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