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Climat, énergie, aménagement, logement

Orientations stratégiques et préconisations d’actions pour le Grand-Ouest

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publié le 11 mai 2015

Dans l’étude interrégionale, des scénarios prospectifs selon trois horizons temporels ont été traduits en orientations stratégiques d’adaptation pour les domaines et secteurs identifiés comme les plus vulnérables : agriculture, gestion des ressources en eau, systèmes urbains, risques naturels, milieux naturels et écosystèmes, tourisme et santé. Des axes prioritaires ont été dégagés pour l’ensemble de l’espace interrégional et pour chaque type de territoire : littoral, arrière-pays breton et vendéen, vallée de la Loire et ses affluents). La gouvernance est également abordée de manière transversale.

Des préconisations distinguent plusieurs niveaux de temporalité dans les résultats à atteindre et proposent ainsi des objectifs à court, moyen et long terme. Cette différenciation est une spécificité de l’étude du Grand-Ouest qui offre ainsi plusieurs niveaux de lecture : des actions visant à renforcer les systèmes existants en s’appuyant sur les progrès techniques, d’autres en accompagnant des expérimentations permettant de faire émerger des solutions ouvrant la voie vers une évolution plus profonde des systèmes existants et enfin, un cap souhaitable pour atteindre la résilience climatique des systèmes à long terme.

Les pistes proposées ci-après dans les domaines de l’agriculture et des risques naturels du littoral illustrent le contenu riche de l’étude.

L’agriculture dans l’arrière-pays breton et vendéen : accompagner la restructuration des filières agricoles et agro-alimentaires d’élevage et se placer dans une trajectoire de progrès environnemental.

  • Court terme : adapter techniquement le système d’élevage intensif L’objectif est de s’appuyer sur des actions relativement aisées d’adaptation du système d’élevage intensif (conception et restauration des bâtiments d’élevage et/ou de stockage de la production agricole) et sur les projets innovants visant à faire évoluer les méthodes d’élevages et à améliorer génétiquement les espèces élevées.
  • Moyen terme : expérimenter des projets de territoire reposant sur leurs ressources propres et contribuant à un modèle préservant les équilibres L’objectif est d’encourager le développement des projets pilotes, visant à restaurer l’autonomie alimentaire des exploitations d’élevage (polyculture-élevage par exemple) et tirer le meilleur parti des ressources et des besoins locaux (terroir, énergie, économie, transport, zone de chalandise…) pour développer les productions et techniques agroenvironnementales les plus adaptées.
  • Long terme : opérer une transition vers un modèle agricole, adapté aux effets du changement climatique Les actions doivent porter sur l’adaptation des filières et des pratiques agricoles intégrant économie de la ressource en eau, densification et respect des écosystèmes, et sur la définition d’une politique foncière visant à affecter à l’agriculture des espaces agricoles nécessaires au nouveau modèle de développement. Il s’agit aussi d’adapter les bassins d’approvisionnement pour assurer un débouché aux nouvelles cultures et de favoriser la recherche en matière de techniques agro-environnementales et de génétique pour l’introduction de nouvelles variétés.

Les risques naturels du littoral : adopter un principe de réalité et d’évolutivité des territoires dans la gestion du trait de côte et en fonction des enjeux humains et environnementaux.

  • Court terme : fixer le trait de côte en présence d’enjeux humains et/ou socio-économiques importants Il s’agit de renforcer les protections des zones à forte densité de population ou à fort enjeu économique, via la construction d’ouvrages de protection (digues, épis, brise-lames…), et d’accompagner la mobilité du trait de côte dans les autres cas. Il s’agit également de planifier l’occupation des sols dans les secteurs exposés à la submersion, interdisant les constructions résidentielles à l’année mais autorisant certaines activités estivales (restauration, équipements démontables…).
  • Moyen terme : expérimenter des solutions innovantes pour adapter l’aménagement à la mobilité du trait de côte Il s’agit d’accompagner techniquement et/ou soutenir financièrement les projets pilotes de retrait stratégique pour les sites exposés à la submersion marine, de lancer des programmes pour améliorer les techniques de construction en secteur exposé (habitat sur pilotis…) et de sensibiliser le grand public à la notion de mobilité du trait de côte.
  • Long terme : mettre en œuvre un aménagement sur la base d’une gestion intégrée et différenciée du trait de côte Les règles d’aménagement des espaces littoraux vulnérables doivent être redéfinies. Il s’agit de planifier le repli stratégique des enjeux les plus exposés, en réservant des secteurs dédiés dans la zone rétrolittorale, et de mettre en œuvre un aménagement différencié destiné à réduire la vulnérabilité des enjeux moins exposés (réhabilitation adaptée du bâti et des infrastructures, protections douces…). Il s’agit aussi d’organiser un plan de gestion des espaces en cours de maritimisation pour les valoriser sur le plan économique et environnemental.

L’intégralité des préconisations est présentée dans le document de synthèse de l’étude. (format pdf - 1.3 Mo - 11/05/2015)