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Mer et littoral

Gestion intégrée de la zone côtière

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publié le 13 juillet 2018 (modifié le 30 juillet 2018)

La montée du niveau de la mer, en lien avec le changement climatique, interroge les politiques publiques de la mer et du littoral. L’État s’est doté d’une stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte.

En Bretagne, la mise en œuvre de cette stratégie et de son plan d’actions 2017/2019 passe par des actions qui concernent à la fois le développement de la connaissance pour mieux appréhender les phénomènes d’évolution du trait de côte, l’élaboration de stratégies territoriales partagées, tant par les collectivités concernées que par la société civile, et aussi des démarches expérimentales pour favoriser la recomposition spatiale des activités et des biens sur le littoral.

En 2017, des conventions d’étude ont donc été conclues pour améliorer le savoir sur :

  • l’ingénierie des ouvrages de défense contre la mer (convention d’études avec le CEREMA )
  • les phénomènes d’érosion géologiques (convention d’études avec le Bureau de recherches géologiques et minières – BRGM)
  • la sociologie et l’identité des territoires (convention d’études avec l’Université de Bretagne Occidentale de Brest – UBO).

Une convention tripartite État-Région-CEREMA vise à ce que les dimensions d ‘aménagement liées à la gestion intégrée du trait de côte soient bien prises en compte à toutes les échelles de la planification stratégique.

À l’initiative des services de l’État, des ateliers de prospective ont par ailleurs été lancés sur 3 territoires : Côte des Légendes, Côte de Penthièvre et Golfe du Morbihan. Ils ont associé toutes les parties prenantes : des habitants aux élus en passant par les associations… autour d’une réflexion participative à partir de la question : « comment évolue le trait de côte ? ».

Les éléments de consensus émergeant de cette réflexion qui visait à rapprocher les éléments de connaissance objective et les représentations locales seront désormais intégrés dans les outils mobilisés par l’État (notes d’enjeux, porte-à-connaissance…) pour le travail de planification sur l’aménagement du territoire, mené notamment dans le cadre des plans locaux d’urbanisme intercommunaux (PLUi). Ce type de réflexion engage aussi l’État à examiner la situation du domaine public maritime qu’il gère et à se positionner dans une action coordonnée avec les autres acteurs territoriaux.

Les éléments produits dans le cadre des ateliers de prospective seront aussi utiles dans le cadre des exercices stratégiques comme ceux conduits par la Conférence régionale mer et littoral ou celui piloté par la Région pour élaborer le futur Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET).

Cette gouvernance spécifique expérimentée en Bretagne a été appréciée par les participants, qui ont notamment souligné l’intérêt de la méthode et reconnu l’accompagnement des services de l’État à la bonne échelle territoriale. Jugée efficace pour parvenir à une stratégie véritablement « partagée », notamment par les acteurs de la Conférence régionale mer et littoral, cette méthode sera reconduite sur d’autres territoires.